[article]
Titre : |
Quelles exigences pour les établissements de santé ? : dossier |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Loïc Martin, |
Année de publication : |
2024 |
Article en page(s) : |
pp. 12-41 |
Langues : |
Français (fre) |
Catégories : |
CADRE DE SANTE ; CONDITION DE TRAVAIL ; ETABLISSEMENT DE SANTE ; Travail:Management ; ~termes orphelins:Gouvernance ; ~termes orphelins:Qualité des soins
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Résumé : |
L’exigence, par son caractère multiforme, est une notion complexe. Vouloir la définir relève de la gageure. En effet, nous pouvons “exiger de l’autre”, “s’exiger une rigueur de travail”, “répondre aux exigences d’un métier”, “s’adapter à l’exigence organisationnelle”, “répondre aux exigences qualité”, etc. En plus de ce premier constat, elle peut aussi être appréhendée de manière négative quand elle vient caractériser une personne vécue comme exigeante. L’exigence serait alors non plus une valeur ajoutée mais un défaut. D’un point de vue plus macroscopique, l’hôpital a de tout temps promu un niveau d’exigence élevé. Le soin ne peut pas souffrir d’approximations. Et ce niveau d’exigence n’a jamais été aussi attendu, mesuré et évalué. Les procédures et autres protocoles viennent nous rappeler le devoir de sécurité ontologique par la contrainte de l’exigence. Reste que ce n’est pas seulement le degré d’exigence du contexte sécuritaire qui contraint les comportements mais aussi la méthode managériale. Y aurait-il, ainsi, un management spécifique lié aux exigences des missions de l’hôpital ? Est-ce qu’un mésusage des exigences, car il semble bien qu’il faille mettre le mot au pluriel, peut avoir une influence négative sur la motivation et la performance des soignants ? Ou au contraire, si l’on considère, comme le soulignent d’autres définitions, qu’elles correspondent à “ce que l’on attend impérativement de quelqu’un”, est-ce que les exigences pourraient, alors, être source d’une rigueur structurante, qui guide les professionnels dans leur quotidien et s’apparente à une conformité ? Finalement, l’exigence, au sens générique du terme, ne s’aborde pas sans considérer son emploi tant individuellement que collectivement dans un contexte spécifique. En dehors du fait qu’il est difficile d’espérer de l’exigence sans faire preuve d’une exigence de l’exemplarité, nous pourrions proposer comme nécessaire d’intégrer l’exigence du sens dans les projets managériaux. Ces premières réflexions seront enrichies par de nombreuses autres au sein de ce dossier traversé par différents regards (philosophique, sociologique, managérial, linguistique, etc.) où cette notion d’exigence sera interrogée dans le cadre d’une pratique de l’exigence au service du patient et des professionnels de santé. À la fois stable et labile, l’exigence est plus qu’un concept. Elle est une intention thérapeutique ! |
Localisation OPAC : |
Montbrison/St-Chamond |
Support (OPAC) : |
Article de revue / En ligne (Abo. IFSI) |
En ligne : |
https://www.em-premium.com/revue/scad |
in Soins cadres > 151 (mai 2024) . - pp. 12-41
[article] Quelles exigences pour les établissements de santé ? : dossier [texte imprimé] / Loïc Martin, . - 2024 . - pp. 12-41. Langues : Français ( fre) in Soins cadres > 151 (mai 2024) . - pp. 12-41
Catégories : |
CADRE DE SANTE ; CONDITION DE TRAVAIL ; ETABLISSEMENT DE SANTE ; Travail:Management ; ~termes orphelins:Gouvernance ; ~termes orphelins:Qualité des soins
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Résumé : |
L’exigence, par son caractère multiforme, est une notion complexe. Vouloir la définir relève de la gageure. En effet, nous pouvons “exiger de l’autre”, “s’exiger une rigueur de travail”, “répondre aux exigences d’un métier”, “s’adapter à l’exigence organisationnelle”, “répondre aux exigences qualité”, etc. En plus de ce premier constat, elle peut aussi être appréhendée de manière négative quand elle vient caractériser une personne vécue comme exigeante. L’exigence serait alors non plus une valeur ajoutée mais un défaut. D’un point de vue plus macroscopique, l’hôpital a de tout temps promu un niveau d’exigence élevé. Le soin ne peut pas souffrir d’approximations. Et ce niveau d’exigence n’a jamais été aussi attendu, mesuré et évalué. Les procédures et autres protocoles viennent nous rappeler le devoir de sécurité ontologique par la contrainte de l’exigence. Reste que ce n’est pas seulement le degré d’exigence du contexte sécuritaire qui contraint les comportements mais aussi la méthode managériale. Y aurait-il, ainsi, un management spécifique lié aux exigences des missions de l’hôpital ? Est-ce qu’un mésusage des exigences, car il semble bien qu’il faille mettre le mot au pluriel, peut avoir une influence négative sur la motivation et la performance des soignants ? Ou au contraire, si l’on considère, comme le soulignent d’autres définitions, qu’elles correspondent à “ce que l’on attend impérativement de quelqu’un”, est-ce que les exigences pourraient, alors, être source d’une rigueur structurante, qui guide les professionnels dans leur quotidien et s’apparente à une conformité ? Finalement, l’exigence, au sens générique du terme, ne s’aborde pas sans considérer son emploi tant individuellement que collectivement dans un contexte spécifique. En dehors du fait qu’il est difficile d’espérer de l’exigence sans faire preuve d’une exigence de l’exemplarité, nous pourrions proposer comme nécessaire d’intégrer l’exigence du sens dans les projets managériaux. Ces premières réflexions seront enrichies par de nombreuses autres au sein de ce dossier traversé par différents regards (philosophique, sociologique, managérial, linguistique, etc.) où cette notion d’exigence sera interrogée dans le cadre d’une pratique de l’exigence au service du patient et des professionnels de santé. À la fois stable et labile, l’exigence est plus qu’un concept. Elle est une intention thérapeutique ! |
Localisation OPAC : |
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