[article]
Titre : |
Le temps dans les soins : dossier |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Florence Michon, Auteur |
Année de publication : |
2020 |
Article en page(s) : |
pp. 15-56 |
Catégories : |
* Spécificités d'usage en soins (hors BDSP):Descripteurs spécifiques (Candidats):Altérité ; Ethique:Droits personne:Droit catégoriel:Droits malade:Consentement soins ; Histoire de vie:Histoire familiale:Fin vie ; Mots outils [NI]:Temps ; Politique santé:Promotion santé:Programme santé:Objectif santé ; Pratique médicale:Relation soignant soigné ; Profession sanitaire & sociale:Profession santé ; Psychologie:Développement psychoaffectif:Emotion:Souffrance ; Sciences éducation:Formation:Dispositif formation:Formation alternance:Apprentissage professionnel ; Sciences éducation:Formation:Formation initiale ; Sociologie ; Sociologie:Société:Comportement social:Solidarité ; Sociologie:Société:Condition vie:Qualité vie ; Soins:Soins infirmiers ; Spécialité [NI]:Spécialité médicale:Psychiatrie ; Travail:Condition travail ; Travail:Condition travail:Charge travail:Charge physique:Posture ; Travail:Condition travail:Ergonomie ; Travail:Management:Management participatif ; Travail:Management:Organisation travail
|
Résumé : |
La question du temps est omniprésente dans nos institutions. Elle nous renvoie à la “notion” de temps, perçue différemment en fonction des cultures, des individus, du handicap, de la maladie… Elle impacte notre quotidien, car elle est singulière. Elle se rapporte aux expériences individuelles de chacun, elle est ancrée dans notre organisation, dans notre mode de pensée. Dans notre société, la notion du temps est concrète car objectivée. Le temps est linéaire et mesurable : on mesure le temps qui s’écoule parce qu’il est précieux, il nous est compté. Cependant, il peut paraître bien long quand on souffre, et bien court quand la vie ne tient qu’à un fil et que la mort nous guette. Les soignants se plaignent d’en manquer. Les contraintes institutionnelles et économiques augmentent le rythme et génèrent de la frustration dans l’accompagnement des usagers. Le temps devient alors une véritable obsession, un objet central qui nous accapare et nous dépasse parfois. La sociologie définit cette temporalité par le biais du concept des “temps sociaux”, qui démontre bien que le rapport au temps est socialement construit à travers nos rythmes, notre rapport à l’histoire et à la vie [1, 2]. Serions-nous à “la recherche du temps perdu”? Très probablement, à écouter les propos des professionnels. Combien de fois avons-nous imaginé arrêter les aiguilles d’une montre pour profiter de l’instant présent, pour prendre le temps nécessaire à la réflexion dans des situations complexes ? Il est donc parfois urgent d’attendre, de s’attarder sur nos échanges et sur ce qui nous rassemble. La synchronisation des temps entre professionnels devient un élément prépondérant dans la prise en charge du patient, mais aussi dans toutes les démarches de recherche et de projets. En effet, cette synchronisation est gage de qualité et de sécurité. On organise le temps des soins, des projets, de la recherche, on les structure pour “gagner du temps” et ainsi éviter une perte de chance, de qualité… Cette notion du temps est si prégnante et oppressante qu’une décision de simplification des organisations a été actée lors du Ségur de la santé pour redonner du temps aux professionnels. À défaut de perdre du temps, ne perdons pas patience. Un certain temps sera nécessaire pour modifier nos organisations et nos pratiques car « avoir du temps, c’est posséder le bien le plus précieux pourcelui qui aspire à de grandes choses » [3]. |
Localisation OPAC : |
Montbrison/St-Chamond |
Support (OPAC) : |
Article de revue / En ligne (Abo. IFSI) |
En ligne : |
https://www.em-premium.com/article/doi/10.1016/S0038-0814(20)30299-1 |
in Soins > 851 (décembre 2020) . - pp. 15-56
[article] Le temps dans les soins : dossier [texte imprimé] / Florence Michon, Auteur . - 2020 . - pp. 15-56. in Soins > 851 (décembre 2020) . - pp. 15-56
Catégories : |
* Spécificités d'usage en soins (hors BDSP):Descripteurs spécifiques (Candidats):Altérité ; Ethique:Droits personne:Droit catégoriel:Droits malade:Consentement soins ; Histoire de vie:Histoire familiale:Fin vie ; Mots outils [NI]:Temps ; Politique santé:Promotion santé:Programme santé:Objectif santé ; Pratique médicale:Relation soignant soigné ; Profession sanitaire & sociale:Profession santé ; Psychologie:Développement psychoaffectif:Emotion:Souffrance ; Sciences éducation:Formation:Dispositif formation:Formation alternance:Apprentissage professionnel ; Sciences éducation:Formation:Formation initiale ; Sociologie ; Sociologie:Société:Comportement social:Solidarité ; Sociologie:Société:Condition vie:Qualité vie ; Soins:Soins infirmiers ; Spécialité [NI]:Spécialité médicale:Psychiatrie ; Travail:Condition travail ; Travail:Condition travail:Charge travail:Charge physique:Posture ; Travail:Condition travail:Ergonomie ; Travail:Management:Management participatif ; Travail:Management:Organisation travail
|
Résumé : |
La question du temps est omniprésente dans nos institutions. Elle nous renvoie à la “notion” de temps, perçue différemment en fonction des cultures, des individus, du handicap, de la maladie… Elle impacte notre quotidien, car elle est singulière. Elle se rapporte aux expériences individuelles de chacun, elle est ancrée dans notre organisation, dans notre mode de pensée. Dans notre société, la notion du temps est concrète car objectivée. Le temps est linéaire et mesurable : on mesure le temps qui s’écoule parce qu’il est précieux, il nous est compté. Cependant, il peut paraître bien long quand on souffre, et bien court quand la vie ne tient qu’à un fil et que la mort nous guette. Les soignants se plaignent d’en manquer. Les contraintes institutionnelles et économiques augmentent le rythme et génèrent de la frustration dans l’accompagnement des usagers. Le temps devient alors une véritable obsession, un objet central qui nous accapare et nous dépasse parfois. La sociologie définit cette temporalité par le biais du concept des “temps sociaux”, qui démontre bien que le rapport au temps est socialement construit à travers nos rythmes, notre rapport à l’histoire et à la vie [1, 2]. Serions-nous à “la recherche du temps perdu”? Très probablement, à écouter les propos des professionnels. Combien de fois avons-nous imaginé arrêter les aiguilles d’une montre pour profiter de l’instant présent, pour prendre le temps nécessaire à la réflexion dans des situations complexes ? Il est donc parfois urgent d’attendre, de s’attarder sur nos échanges et sur ce qui nous rassemble. La synchronisation des temps entre professionnels devient un élément prépondérant dans la prise en charge du patient, mais aussi dans toutes les démarches de recherche et de projets. En effet, cette synchronisation est gage de qualité et de sécurité. On organise le temps des soins, des projets, de la recherche, on les structure pour “gagner du temps” et ainsi éviter une perte de chance, de qualité… Cette notion du temps est si prégnante et oppressante qu’une décision de simplification des organisations a été actée lors du Ségur de la santé pour redonner du temps aux professionnels. À défaut de perdre du temps, ne perdons pas patience. Un certain temps sera nécessaire pour modifier nos organisations et nos pratiques car « avoir du temps, c’est posséder le bien le plus précieux pourcelui qui aspire à de grandes choses » [3]. |
Localisation OPAC : |
Montbrison/St-Chamond |
Support (OPAC) : |
Article de revue / En ligne (Abo. IFSI) |
En ligne : |
https://www.em-premium.com/article/doi/10.1016/S0038-0814(20)30299-1 |
|  |