[article]
Titre : |
Au-delà du cure et du care : l'histoire de la relation médecin-malade comme source de réflexion pour penser la relation infirmière-malade au XXIème siècle |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
Michel Poisson, Auteur |
Année de publication : |
2015 |
Article en page(s) : |
pp. 26-38 |
Catégories : |
Autres sciences de l'homme [NI]:Histoire ; Pratique médicale:Relation soignant soigné ; Pratique médicale:Relation soignant soigné:Relation médecin malade ; Profession sanitaire & sociale:Profession santé:Profession paramédicale:Auxiliaire médical:Infirmier ; Soins
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Résumé : |
L'histoire de la relation médecin-malade montre qu'il est possible de trouver des traces d'attention des médecins à l'égard des malades dès l'Antiquité. Néanmoins, à cette époque, cette sollicitude vise essentiellement la nature à travers l'individu malade. Avec le Moyen Age, l'avènement et la montée en puissance du christianisme, apparaît la notion de personne, dépassant les limites corporelles de l'individu. La sollicitude repérée s'adresse alors à Dieu, dépassant et recouvrant l'être souffrant. Ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle, avec le mouvement de transformation sociale et de sécularisation des soins, qu'il est possible de repérer la notion de sujet dans la relation médicale, comme en témoigne l'émergence de la psychanalyse. Mais dans le même temps, l'évolution spectaculaire de la médecine dans sa composante scientifique et sa montée en puissance au siècle suivant font qu'elle se cantonne majoritairement à une vision naturaliste du monde des soins, au détriment, le plus souvent, d'une vision personnaliste prenant en compte l'ancrage social du sujet souffrant. Dès lors, la profession infirmière pourrait être envisagée au début du XXIème siècle comme complémentaire de la médecine, par le développement et la mise en oeuvre d'une relation de type personnaliste dominante, sans négliger la relation de type naturaliste. Cette perspective est envisageable, à la condition expresse de développer les connaissances scientifiques permettant de donner consistance et épaisseur à cette manière de voir et de faire centrée sur la personne. Une approche sans doute inspirée du care, mais dépassant ce dernier dans son acception affective et éthique, pour se doter d'un pouvoir particulier de comprendre et d'agir. [Résumé éditeur] |
Localisation OPAC : |
Montbrison/St-Chamond |
Support (OPAC) : |
Article de revue / En ligne (Abo. UJM) |
En ligne : |
http://dx.doi.org/10.3917/rsi.122.0026 |
in Recherche en Soins Infirmiers > 122 (septembre 2015) . - pp. 26-38
[article] Au-delà du cure et du care : l'histoire de la relation médecin-malade comme source de réflexion pour penser la relation infirmière-malade au XXIème siècle [texte imprimé] / Michel Poisson, Auteur . - 2015 . - pp. 26-38. in Recherche en Soins Infirmiers > 122 (septembre 2015) . - pp. 26-38
Catégories : |
Autres sciences de l'homme [NI]:Histoire ; Pratique médicale:Relation soignant soigné ; Pratique médicale:Relation soignant soigné:Relation médecin malade ; Profession sanitaire & sociale:Profession santé:Profession paramédicale:Auxiliaire médical:Infirmier ; Soins
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Résumé : |
L'histoire de la relation médecin-malade montre qu'il est possible de trouver des traces d'attention des médecins à l'égard des malades dès l'Antiquité. Néanmoins, à cette époque, cette sollicitude vise essentiellement la nature à travers l'individu malade. Avec le Moyen Age, l'avènement et la montée en puissance du christianisme, apparaît la notion de personne, dépassant les limites corporelles de l'individu. La sollicitude repérée s'adresse alors à Dieu, dépassant et recouvrant l'être souffrant. Ce n'est qu'à la fin du XIXème siècle, avec le mouvement de transformation sociale et de sécularisation des soins, qu'il est possible de repérer la notion de sujet dans la relation médicale, comme en témoigne l'émergence de la psychanalyse. Mais dans le même temps, l'évolution spectaculaire de la médecine dans sa composante scientifique et sa montée en puissance au siècle suivant font qu'elle se cantonne majoritairement à une vision naturaliste du monde des soins, au détriment, le plus souvent, d'une vision personnaliste prenant en compte l'ancrage social du sujet souffrant. Dès lors, la profession infirmière pourrait être envisagée au début du XXIème siècle comme complémentaire de la médecine, par le développement et la mise en oeuvre d'une relation de type personnaliste dominante, sans négliger la relation de type naturaliste. Cette perspective est envisageable, à la condition expresse de développer les connaissances scientifiques permettant de donner consistance et épaisseur à cette manière de voir et de faire centrée sur la personne. Une approche sans doute inspirée du care, mais dépassant ce dernier dans son acception affective et éthique, pour se doter d'un pouvoir particulier de comprendre et d'agir. [Résumé éditeur] |
Localisation OPAC : |
Montbrison/St-Chamond |
Support (OPAC) : |
Article de revue / En ligne (Abo. UJM) |
En ligne : |
http://dx.doi.org/10.3917/rsi.122.0026 |
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