[article]
Titre : |
Autour de l'hystérie : dossier |
Type de document : |
texte imprimé |
Auteurs : |
RIVALIN Armel, Auteur |
Année de publication : |
2021 |
Article en page(s) : |
pp. 11-35 |
Catégories : |
Autres sciences de l'homme [NI]:Histoire ; Autres sciences de l'homme [NI]:Histoire:Histoire médecine ; Autres sciences de l'homme [NI]:Neurosciences ; Démographie:Population:Sexe:Femme ; Pathologie ; Pathologie:Histoire maladie ; Politique sociale:Action sociale ; Pratique médicale ; Pratique médicale:Etiologie ; Pratique médicale:Pratique alternative:Médecine alternative:Hypnose ; Profession sanitaire & sociale:Profession santé:Profession médicale:Médecin ; Psychologie:Théorie psychanalytique:Processus psychique:Désir ; Santé mentale:Psychopathologie:Névrose ; Santé mentale:Psychopathologie:Trouble comportement alimentaire ; Santé mentale:Psychopathologie:Trouble comportement alimentaire:Anorexie mentale ; Spécialité [NI]:Spécialité médicale:Médecine psychosomatique ; Spécialité [NI]:Spécialité médicale:Neurologie ; Spécialité [NI]:Spécialité médicale:Psychiatrie ; Symptôme ; Système soins:Filière soins:Soins hospitaliers:Hospitalisation ; Thérapeutique:Thérapeutique psychologique:Psychanalyse
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Résumé : |
Dans la Grèce antique, la médecine décrivait l’hystérie ayant comme origine une mobilité de l’utérus : l’utérus migrateur. À la fin du xixe siècle, Jean-Martin Charcot1 procède, devant une assemblée fournie (dont Sigmund Freud), à des représentations de malades de la section des femmes de la Salpêtrière. La mise en scène est impressionnante et, entre suggestion et hypnose, les femmes font parler leurs corps, en particulier avec la manifestation de l’opisthotonos , corps incurvé en arrière et membres en extension. L’arc hystérique est né. Freud, quant à lui, au fil de son expérience, considère l’hystérie comme une maladie psychique à part entière. Il cherche à en établir le mécanisme en lui donnant pour origine un conflit intrapsychique inconscient, lié à une insatisfaction d’un désir sexuel infantile. Au-delà de ces considérations historiques, quelles sont les caractéristiques de l’hystérie ? Insaisissable, inclassable, elle défie les lois de la médecine. L’hystérie, dont l’originalité réside dans les conflits psychiques inconscients, est une névrose à manifestations polymorphes, qui s’exprime en symptômes corporels variés. Le corps est alors le terrain de prédilection de la souffrance psychique. L’hystérique joue donc, de façon spectaculaire et intelligente, avec les notions de transfert et de contre-transfert.Cependant, si aujourd’hui l’hystérie n’a pas vraiment disparu, elle reste étrangement silencieuse. Plusieurs éléments sont à prendre en compte. L’évolution sociétale des femmes et le droit des femmes, défendues aujourd’hui, interrogent la conception et l’histoire de l’hystérie. Des voix s’élèvent qui dénoncent les violences faites aux femmes à travers les siècles, de la chasse aux sorcières au grand enfermement2 . L’hystérie serait-elle une pathologie inventée par les hommes pour les hommes ?
L’hystérie existe-t-elle aujourd’hui, puisqu’elle a disparu du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux 3 et de la formation des psychiatres ? Cette tentative d’annulation existe aussi dans le discours collectif où le terme d’hystérie est banalisé. Cela nous invite à réfléchir sur la place de l’hystérie, même si les conceptions psychanalytiques se posent en termes de structures (névrose, psychose, perversion) alors que l’évolution de la psychiatrie tend vers les neurosciences, qui gomment la subjectivité humaine. Ce dossier sur l’hystérie rassemble plusieurs articles avec une richesse de propos et de points de vue différents. Parce que l’hystérie fait toujours parler d’elle. |
Localisation OPAC : |
Montbrison/St-Chamond |
Support (OPAC) : |
Article de revue / En ligne (Abo. IFSI) |
En ligne : |
https://www.em-premium.com/article/1457205 |
in Soins psychiatrie > 335 (juillet 2021) . - pp. 11-35
[article] Autour de l'hystérie : dossier [texte imprimé] / RIVALIN Armel, Auteur . - 2021 . - pp. 11-35. in Soins psychiatrie > 335 (juillet 2021) . - pp. 11-35
Catégories : |
Autres sciences de l'homme [NI]:Histoire ; Autres sciences de l'homme [NI]:Histoire:Histoire médecine ; Autres sciences de l'homme [NI]:Neurosciences ; Démographie:Population:Sexe:Femme ; Pathologie ; Pathologie:Histoire maladie ; Politique sociale:Action sociale ; Pratique médicale ; Pratique médicale:Etiologie ; Pratique médicale:Pratique alternative:Médecine alternative:Hypnose ; Profession sanitaire & sociale:Profession santé:Profession médicale:Médecin ; Psychologie:Théorie psychanalytique:Processus psychique:Désir ; Santé mentale:Psychopathologie:Névrose ; Santé mentale:Psychopathologie:Trouble comportement alimentaire ; Santé mentale:Psychopathologie:Trouble comportement alimentaire:Anorexie mentale ; Spécialité [NI]:Spécialité médicale:Médecine psychosomatique ; Spécialité [NI]:Spécialité médicale:Neurologie ; Spécialité [NI]:Spécialité médicale:Psychiatrie ; Symptôme ; Système soins:Filière soins:Soins hospitaliers:Hospitalisation ; Thérapeutique:Thérapeutique psychologique:Psychanalyse
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Résumé : |
Dans la Grèce antique, la médecine décrivait l’hystérie ayant comme origine une mobilité de l’utérus : l’utérus migrateur. À la fin du xixe siècle, Jean-Martin Charcot1 procède, devant une assemblée fournie (dont Sigmund Freud), à des représentations de malades de la section des femmes de la Salpêtrière. La mise en scène est impressionnante et, entre suggestion et hypnose, les femmes font parler leurs corps, en particulier avec la manifestation de l’opisthotonos , corps incurvé en arrière et membres en extension. L’arc hystérique est né. Freud, quant à lui, au fil de son expérience, considère l’hystérie comme une maladie psychique à part entière. Il cherche à en établir le mécanisme en lui donnant pour origine un conflit intrapsychique inconscient, lié à une insatisfaction d’un désir sexuel infantile. Au-delà de ces considérations historiques, quelles sont les caractéristiques de l’hystérie ? Insaisissable, inclassable, elle défie les lois de la médecine. L’hystérie, dont l’originalité réside dans les conflits psychiques inconscients, est une névrose à manifestations polymorphes, qui s’exprime en symptômes corporels variés. Le corps est alors le terrain de prédilection de la souffrance psychique. L’hystérique joue donc, de façon spectaculaire et intelligente, avec les notions de transfert et de contre-transfert.Cependant, si aujourd’hui l’hystérie n’a pas vraiment disparu, elle reste étrangement silencieuse. Plusieurs éléments sont à prendre en compte. L’évolution sociétale des femmes et le droit des femmes, défendues aujourd’hui, interrogent la conception et l’histoire de l’hystérie. Des voix s’élèvent qui dénoncent les violences faites aux femmes à travers les siècles, de la chasse aux sorcières au grand enfermement2 . L’hystérie serait-elle une pathologie inventée par les hommes pour les hommes ?
L’hystérie existe-t-elle aujourd’hui, puisqu’elle a disparu du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux 3 et de la formation des psychiatres ? Cette tentative d’annulation existe aussi dans le discours collectif où le terme d’hystérie est banalisé. Cela nous invite à réfléchir sur la place de l’hystérie, même si les conceptions psychanalytiques se posent en termes de structures (névrose, psychose, perversion) alors que l’évolution de la psychiatrie tend vers les neurosciences, qui gomment la subjectivité humaine. Ce dossier sur l’hystérie rassemble plusieurs articles avec une richesse de propos et de points de vue différents. Parce que l’hystérie fait toujours parler d’elle. |
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https://www.em-premium.com/article/1457205 |
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